13 espèces de baleines croisent chaque année dans les eaux islandaises, mais leur présence n’a rien d’un calendrier régulier. Ici, les géants marins s’invitent selon leur bon vouloir, dictés par la course du plancton, l’arrivée des bancs de harengs ou les caprices du Gulf Stream. Impossible de s’attendre à voir les mêmes cétacés en avril et en septembre, ni d’imaginer les baleines à portée de jumelles toute l’année. Sous ces latitudes, rien n’est jamais acquis, et même les sorties prévues de longue date peuvent s’effacer devant la météo ou les migrations imprévisibles.
Le climat islandais, imprévisible et souvent rude, redéfinit sans cesse l’agenda des passionnés. Les vents d’ouest, la brume ou le ressac des vagues ferment parfois l’accès aux fjords, forçant les opérateurs à revoir leur programme. Hors saison, les annulations se multiplient ; mieux vaut anticiper et rester flexible pour ne pas voir sa chance filer entre les doigts.
Pourquoi l’Islande attire tant les passionnés d’observation des baleines
L’Islande a su se forger une réputation de haut lieu pour l’observation des baleines. Dans le nord, les cétacés s’approchent parfois si près qu’on les distingue depuis la terre ferme. Cette richesse tient à la rencontre, au large, des courants chauds venus de l’Atlantique Nord et des eaux arctiques, créant un écosystème d’une rare vitalité. Les baleines, mais aussi de nombreux oiseaux marins et poissons, profitent de cette abondance.
La pratique du whale watching s’est organisée autour de quelques ports devenus célèbres. À Húsavík, par exemple, les excursions en mer commencent dès le printemps. Les guides locaux ne se contentent pas de montrer les baleines : ils veillent à limiter l’impact humain, à sensibiliser les visiteurs, et à privilégier des approches respectueuses. L’expérience y gagne en authenticité.
L’été islandais, malgré ses humeurs, multiplie les opportunités. De juin à août, la lumière du jour s’étire à l’infini. Skjálfandi, la péninsule de Snæfellsnes ou les abords de Reykjavík deviennent alors des points d’observation prisés. Baleines, dauphins, marsouins et même phoques offrent parfois d’incroyables apparitions, pour le plus grand bonheur des voyageurs.
Voici ce qui caractérise l’expérience islandaise :
- Baleines islandaises : une diversité inédite et des sites accessibles, même pour les non-initiés.
- Une réglementation rigoureuse protège l’équilibre fragile de la faune locale.
- L’essor de l’écotourisme profite aussi aux communautés du littoral, qui misent sur la préservation et la transmission des savoirs.
Quelles espèces de baleines peut-on espérer voir près des côtes islandaises ?
Les eaux islandaises abritent une mosaïque de géants marins, à commencer par les rorquals. Le petit rorqual (ou baleine de Minke), agile et curieux, vient souvent frôler les embarcations, intriguant les passagers par sa vivacité. C’est l’espèce la plus fréquemment observée lors des sorties en mer.
Les rorquals communs imposent, eux, leur stature. Leur souffle jaillit à plusieurs centaines de mètres, signalant leur arrivée avant même qu’ils ne percent la surface. Plus inattendue, la baleine bleue offre des moments rares et saisissants : quelques chanceux l’aperçoivent, rarement, mais s’en souviennent longtemps.
La liste ne s’arrête pas là. Le baleinoptère à bosse, acrobate des océans, attire tous les regards par ses bonds spectaculaires et ses claquements de nageoires. Le baleinoptère boréal, plus discret, croise aussi régulièrement dans ces eaux froides. Au fil des sorties, on croise souvent dauphins à bec blanc, marsouins, et parfois même de puissants orques qui rappellent que la mer d’Islande reste imprévisible.
Pour vous repérer, voici les principales espèces rencontrées :
- La baleine minke : vue fréquemment, agile et parfois joueuse.
- Le rorqual commun et la baleine bleue : taille impressionnante, émotions garanties lors d’un passage.
- Dauphins, marsouins, orques : une diversité qui réserve son lot de surprises à chaque sortie.
Meilleure période pour observer les baleines en Islande : ce que révèlent les saisons
La meilleure période pour observer les baleines en Islande s’étire de mai à septembre. Pendant ces mois, l’été boréal transforme les côtes islandaises en un véritable théâtre naturel. Les fjords et les baies, gavés de plancton, deviennent le rendez-vous des baleines minke, des rorquals et parfois des baleines bleues venues se nourrir à quelques encablures du rivage. Les départs quotidiens depuis Reykjavík, Akureyri ou Húsavík offrent un taux de réussite qui frôle la certitude. Sous le soleil de minuit, la lumière sublime chaque apparition, et il n’est pas rare d’assister à une scène digne des plus beaux documentaires animaliers.
Lorsque vient la saison froide, de novembre à mars, le décor change. Les baleines en hiver s’aventurent parfois dans les eaux du sud, mais leur présence se fait plus discrète. Les conditions deviennent exigeantes : mer agitée, froid piquant, lumière rare. Quelques compagnies continuent d’organiser des sorties, notamment près de Reykjavík, offrant une expérience différente, où la rareté des rencontres se fait d’autant plus précieuse. L’ambiance polaire, la mer d’acier, et le silence forcent l’humilité et aiguisent l’attention.
Pour résumer les grandes tendances selon la saison :
- Été : abondance de faune, météo favorable, journées interminables.
- Hiver : quelques rencontres possibles, atmosphère singulière, navigation parfois sportive.
Pour vivre le whale watching en Islande dans toute sa dimension, privilégiez les mois de juin à août. Les migrations battent leur plein, la richesse biologique atteint son apogée. Ici, c’est la nature qui donne le rythme : à chacun d’ajuster ses attentes.
Face à l’immensité de l’Atlantique, chaque sortie en mer offre une promesse : celle de croiser le regard d’un géant, inattendu, libre, indifférent à nos calendriers. En Islande, le spectacle ne suit jamais la routine. Il se mérite, il surprend. Et il marque, bien au-delà du voyage.


